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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 11:25

O vos aviái dich qu'èra la glòria !

Sébastien Bouchereau qu'es l'adjonch del director de La Dépêche du Midi (agéncia Òut e Garona) – Le Petit Bleu d'Òut e Garona.

Quitament s'ai respondut a sas questions pels besonhs de la causa, ne soi pas responsable per res de sas interpretacions o de son expression…

Lo ligam vos deuriá far anar a l'article link

 


Podètz tanben anar a la Cronica occitana pareguda sus la medisha pagina deu jornau que publiquèri ja : Me vesiái ja…

 

Aital poiretz descobrir Le Petit Bleu que i se pòt anar unicmaent en passant per ladepeche.fr

E per los qu'aiman pas de furgar vaquí ça que la l'entrevista :

 

 

 

Agen. Notre auguste Bianchi...

portrait

Andriu et le mâitre Jasmin,notre grand poète agenais de l'Occitanie./ photo Jean-Michel Mazet - Tous droits réservés. Copie interdite.
Andriu et le mâitre Jasmin,notre grand poète agenais de l'Occitanie./ photo Jean-Michel Mazet ()

Andriu et le mâitre Jasmin,notre grand poète agenais de l'Occitanie./ photo Jean-Michel Mazet

 

 

Plein feu sur notre chroniqueur occitan Andriu de Gavaudan, un personnage attachant, viscéralement attaché à notre culture du Sud-Ouest. Rencontre.

Un chapeau vissé sur tête, des yeux malicieux, une barbe de contrebandier, une tchatche à n'en plus finir et surtout - surtout - un cœur gros comme ça dans lequel bat une croix occitane. Té, pardi, c'est notre Andriu de Gavaudan, le chevalier blanc du parler d'ici, sorte de Jasmin au petit pied vous proposant chaque dimanche sa Cronica occitana. Un monsieur : respect.

Derrière ce nom de plume, se cache André Bianchi, 70 ans aux prunes, un personnage attachant qui mérite d'être rencontré. Il écrit dans les colonnes du Petit Bleu depuis 1978, et totalise à ce jour environ 1 700 chroniques occitanes. Qui dit mieux ?

La langue (occitane) bien pendue

Originaire de la Lozère, Andriu a toujours baigné dans le patois campagnard, celui que l'on pratiquait entre voisins et sur les places de marchés. «On ne parlait pas occitan à la maison, mais j'ai été bercé par les sonorités de notre Sud-Ouest», explique-t-il. Aundriu fait des études et devient prof d'anglais. Il officie quinze ans au lycée de Nérac, et s'installe à Barbaste. Et, ô pied de nez à la mondialisation, il passera de la langue de Shakespeare à celle de Jasmin. «J'ai alors donné des cours d'occitan à Nérac, et puis ça s'est arrêté. Je suis alors allé l'enseigner à la fac de Bordeaux, pour ceux qui préparaient le Capes.»

Un prof atypique, qui s'est formé tout seul, en se documentant et en parlant avec ceux qui savent. Et côté parole, pas de soucis : Andriu a la langue occitane bien pendue…

Et les convictions solides. «L'occitan, c'est un cheval de bataille. L'enseigner, le parler, c'est comme un acte de résistance. Ma chronique du dimanche, c'est l'un des moyens pour assurer la vitalité de notre langue. Car l'Etat ne fait rien, à l'école cette langue bénéficie d'un demi strapontin…»

Ce combat, Andriu le mène tôt, avec d'autres dans le Lot-et-Garonne. Et parfois il se fâche… «Quand on est une minorité, on se plaint toujours d'être ignoré par la presse, non ?, sourit-il, fier de son effet. Durant l'été 1978, on a alors décidé d'aller rouspéter au Petit Bleu : quelle honte, il n'y a pas d'occitan dans votre canard ! C'est quoi cette affaire ? Je débarque à Agen, les locaux étaient alors rue Voltaire, et c'est le rédacteur en chef de l'époque qui me reçoit, moi le jeune militant occitaniste. Franchement, je m'attendais à me faire virer. Et là, le gars m'écoute puis me dit : «Vous voulez de l'occitan dans le Petit Bleu, eh bien… faites-le !» J'étais pris à mon propre jeu…»

André Bianchi ne se dégonfle pas, et accepte. Seulement, son nom ne fait pas trop couleur locale. Il faut faire plus typé : il prend alors le nom d'Andriu de Gavaudan.

Depuis, le pari est tenu chaque semaine, avec quelques interruptions et des chroniques écrites parfois à l'autre bout de la planète, au gré de ses voyages aux Etats-Unis ou en Australie,etc. Incroyable mais vrai.

Petit conseil : lire sa chronique à voix haute

Mais au fait, ô notre auguste André, pourquoi ne pas traduire en français cette chronique ? «Lire cette chronique, assène-t-il, répond d'un acte volontaire. S'il y a le français à côté, les lecteurs iront au plus facile, l'exercice perdra de sa pertinence. Mais franchement, sauf quelques mots, on comprend facilement. Faut pas être sorti de la cuisine à Jupiter, hein…» Petit conseil : la lire à voix haute.

Le chroniqueur s'empare de tous les sujets, locaux, nationaux et internationaux, donne piques et caresses, et cultive le devoir d'impertinence. Occitan, fier et libre.

«Alors que le pognon prime, à quoi ça sert l'occitan ?, interroge-t-il. Eh bé, on peut répondre que c'est comme l'art, ça sert à rien... Sauf que l'occitan c'est une gymnastique intellectuelle, excellent pour les jeunes. Si tu connais l'occitan, c'est plus facile d'apprendre l'italien ou l'espagnol. Et puis, grâce à l'occitan, connais-toi toi-même. Tu accèdes à ta culture, qui est déniée par la République.»

Oh, et puis ne lui parlez pas de Paris. «Tu montes là-haut, et si tu veux faire du théâtre on te dit «Non merci monsieur, pas avec cet accent !» Je me souviens qu'il y a vingt ans, passer l'agrégation de français avec notre accent c'était : «Mais enfin monsieur, vous n'y pensez pas... Est-ce qu'on se moque de l'accent de Paris, non ? Et bien qu'on nous laisse le nôtre, ce son, c'est aussi l'héritage de l'occitan.»

Promis, Andriu : gardarem nòstre accent ! Et ta chronique, on l'aime !

 

Tous les textes de notre chronique sur andriudegavaudan.over-blog.fr

Sébastien Bouchereau

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Andriu de Gavaudan - dans Curiosa
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commentaires

Melania 03/02/2013 21:37


 sus la fòto, semblas Zorro qu'auriá vielhit :)

Melania 03/02/2013 20:14


Òsca Andriu! :)

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